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Comment l’évêque d’un diocèse s’y prend-il pour vérifier une apparition et qu’implique une approbation ecclésiastique ?
L’évêque du lieu est la première et principale autorité en droit de se prononcer sur des cas d’apparition, lesquels peuvent être définis comme des instances de révélation privée. L’évêque évalue les preuves d’une apparition sur la base des critères suivants, en examinant notamment si :
1. Les faits du cas soumis sont exempts d’erreur. 2. La ou les personnes objets de l’apparition sont psychologiquement équilibrés, honnêtes, de bonne moralité, sincères et respectueuses de l’autorité ecclésiastique. 3. Aucune erreur doctrinale n’est attribuée à Dieu, à Marie ou à un saint. 4. Les doctrines spirituelles et théologiques présentées sont exemptes d’erreur. 5. Aucun intérêt pécuniaire n’est impliqué dans les événements. 6. Il en résulte une saine dévotion religieuse et une fécondité spirituelle sans qu’on puisse y soupçonner la moindre hystérie collective.
Le jugement de l’évêque peut alors constater soit qu’une apparition présente tous les signes d’authenticité ou qu’elle est la manifestation d’une véritable intervention céleste, soit qu’elle est clairement non miraculeuse ou qu’il n’y a pas suffisamment de signes qu’elle soit miraculeuse, soit qu’on ne puisse pas être certain que la prétendue apparition soit authentique.
Si une apparition est reconnue par l’évêque, cela signifie que le message n’est pas contraire à la foi et à la morale et que Marie peut devenir l’objet d’une vénération spéciale sur le site. Cependant, comme la croyance en une révélation privée n’est pas demandée par l’Église, les catholiques sont libres de décider du crédit spirituel qu’ils entendent accorder aux apparitions et à leurs messages.
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