Quelles sont les fêtes mariales ?

 

 

            Il y a de nombreuses fêtes mariales célébrées par l’Église catholique. Les plus importantes sont, selon l’ordre du calendrier : la solennité de Marie Mère de Dieu, la fête de la présentation du Seigneur au Temple, la solennité de l’Annonciation, la fête de la Visitation, la solennité de l’Assomption et la solennité de l’Immaculée Conception.

 

            La solennité de Marie Mère de Dieu est la plus ancienne fête mariale célébrée par l’Église de Rome. Elle commémore la vocation de Marie à devenir la mère de Jésus Christ. Marie a été définie « Mère de Dieu » au Concile d’Éphèse en 431 après JC, mais la notion elle-même est bien plus ancienne. La solennité de Marie Mère de Dieu est célébrée le 1er janvier.

 

            La fête de la Présentation du Seigneur au Temple est célébrée le 2 février. Elle commémore l’offrande de l’enfant Jésus au Temple faite par Marie et Joseph quarante jours après la naissance du bébé. L’histoire est rapportée en Lc 2,22-39. La fête est aussi appelée « Chandeleur » – mot de la même famille que « chandelier » – en référence aux paroles prononcées par le vieillard Siméon qui dit de l’enfant qu’il est « lumière pour éclairer les nations » (Luc 2,32).

 

            La solennité de l’Annonciation, le 25 mars, commémore l’apparition de l’ange Gabriel venu annoncer à Marie qu’elle allait concevoir, porter et enfanter le Fils de Dieu en qui nature divine et nature humaine seront unies. L’Annonciation coïncide ainsi avec le moment de l’Incarnation. L’ange apprend aussi à Marie que sa cousine Élisabeth, quoique âgée, est enfin enceinte de celui qui deviendra Jean-Baptiste. Luc 1,26-38 contient le récit de l’Annonciation.

 

            La fête de la Visitation commémore la visite effectuée, dans le prolongement de l’Annonciation, par Marie auprès de sa cousine Élisabeth qui en est à son sixième mois de grossesse. Marie restera trois mois auprès d’Élisabeth. Le récit de la Visitation est rapporté en Luc 1,39-56. La fête est célébrée le 31 mai, en clôture du mois de Marie.

 

            La solennité de l’Assomption, le 15 août, célèbre l’entrée de Marie au ciel, en corps et en âme. Du fait qu’elle a été perpétuellement sans péché, Marie est la première des fidèles à bénéficier pleinement de la rédemption. Les catholiques croient qu’en vertu du lien étroit unissant Marie à son fils Jésus, elle a eu le privilège de recevoir par anticipation la grâce de la résurrection des morts. Marie n’a pas à endurer la suspension de la vie éternelle dans l’attente de la résurrection des morts. L’Assomption de Marie a été déclarée dogme de foi – auxquels les fidèles catholiques sont tenus d’adhérer – par le pape Pie XII le 1er novembre 1950.

 

            Bien que nombreux sont ceux qui, de façon erronée, croient que l’Immaculée Conception s’applique à Jésus, cette solennité célèbre, le 8 décembre, le fait que Marie a été conçue libre de tout péché, notamment du péché originel dont tous les descendants d’Adam et Ève héritent en conséquence de la chute du premier couple hors de l’état originel de grâce dans le jardin d’Eden, ainsi qu’il est raconté dans le chapitre 3 du livre de la Genèse. C’est le pape Pie IX qui, le 8 décembre 1854, a proclamé le dogme selon lequel Marie a été conçue libre de tout péché. Le fait que Jésus est sans péché n’avait, quant à lui, jamais été mis en doute. Logiquement, neuf mois après l’Immaculée Conception, soit le 8 septembre, l’Église célèbre la fête de la Nativité de Marie.

 

            En résumé, les célébrations mariales ont leur origine, première ou ultime, dans une décision ecclésiale. L’Église ce faisant décide aussi si ces commémorations doivent être célébrées au niveau local, régional ou universel et quel rang liturgique il convient de leur attribuer (solennité, fête, mémoire) selon l’importance de leur objet. On distingue en outre les différentes catégories suivantes de célébrations mariales :

 

1.      Célébrations d’événements relatés dans les Écritures (par exemple, l’Annonciation)

2.      Célébrations dont l’objet est une déclaration dogmatique (par exemple, l’Immaculée Conception)

3.      Célébrations nées d’une dévotion populaire et/ou d’un événement historique (par exemple, Notre Dame du Rosaire, mémoire instituée après la victoire de Lépante sur les Ottomans)

4.      Célébrations liées à un lieu précis et basée sur des apparitions ou d’autres événements particuliers (par exemple, Notre Dame de Lourdes).

 

 

Pour plus d’informations, voir :

  • La Page de Marie, QFP n° 1

  • La Page de Marie, QFP n° 2

  • La Page de Marie, QFP n° 5

  • La Page de Marie, QFP n° 6

 

 

 

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